Nouvelle édition de la classification de Nice : les lunettes changent de classe ! 

La nouvelle édition de la classification de Nice est applicable à compter du 1er janvier 2026. Plusieurs modifications majeures interviennent dans ce nouvel opus, en particulier pour les lunettes de vue comme pour les lunettes de soleil. Des conséquences importantes pour les acteurs de la mode et pour les entreprises de lunetterie. 

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Changement de classification pour les marques de lunettes

La principale modification de cette 13e édition concerne le transfert des produits optiques de la classe 9 vers la classe 10. Ceci concerne les lunettes, les lentilles et leurs accessoires. 

La classe 10 comporte ainsi désormais les lunettes correctrices, lunettes de soleil, lentilles de contact, étuis, chiffons de nettoyage.

Mais la classe 9 conserve les autres produits d’optique (loupes, télescopes) et les produits électroniques et technologiques (lunettes de réalité virtuelle et augmentée).

Ce changement impacte également les classes connexes de services :

Pourquoi cette nouvelle édition de la classification de Nice ?

D’autres changements impactent des produits plus spécifiques : 

Depuis 1957, les mises à jour de la classification de Nice reflètent l’évolution du marché et des technologies à travers 34 classes de produits et 11 classes de services.

Conséquences de cette nouvelle édition pour les titulaires de marques

Les marques déposées avant 2026 conservent leur classement d’origine.

Les marques déposées à compter du 1er janvier 2026 devront se conformer à la nouvelle classification.

Pour un titulaire de marques, cela implique plusieurs nouveautés : 

L’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle) a confirmé vouloir demander une reclassification lors du renouvellement des marques, donc des taxes supplémentaires. 

Rappelons que la classification internationale de Nice est purement administrative. Elle n’impacte pas l’appréciation de la similarité des produits et services pour vos marques. En pratique, des produits peuvent être jugés similaires alors qu’ils relèvent de classes différentes.
Notre cabinet peut évaluer votre portefeuille de marques et mettre en place une surveillance complémentaire si besoin. L’objectif reste de définir la meilleure stratégie de protection de vos marques.

Stéphane Bellec avocat propriété intellectuelle

Stéphane Bellec, associé 
Avocat Propriété Intellectuelle

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