Olivier de Baecque cité par le Figaro pour sa compétence en droit de l’art
Le Figaro se fait l’écho de la décision du Tribunal judiciaire de Nantes rendue le 5 février 2026. Le Tribunal permet au prêteur d’une œuvre d’art de refuser la restitution de l’œuvre en nature, à l’issue d’une restauration non identique, suite à une dégradation. Notre associé, Olivier de Baecque, avait consacré sa chronique mensuelle auprès des éditions Faton à cette décision sévère. Un jugement aux conséquences pratiques importantes tant les grandes expositions reposent sur de nombreux prêts d’œuvres.

En l’espèce, en 2021, à l’occasion d’une exposition contemporaine, le Voyage à Nantes (VAN) s’est fait prêter une sculpture du plasticien Gilles Barbier. La tête et les mains de cette sculpture sont en cire et ont fondu suite à une exposition derrière une baie vitrée.
Le tribunal judiciaire de Nantes a condamné le Voyage à Nantes à verser au collectionneur la somme de 89 500 euros. Une restauratrice remplace les mains en cire par des mains en résine, reconstituées à partir d’un moulage des mains de l’artiste, âgé de 56 ans. Or, l’œuvre initiale comportait le moulage de ses mains lorsqu’il avait 30 ans. Le collectionneur refuse alors de reprendre la sculpture, faute de restauration à l’identique.
Le Figaro cite Olivier de Baecque qui estime que cette décision est rare par sa sévérité mais justifiée et intéressante. Les emprunteurs doivent scrupuleusement veiller aux conditions de conservation des œuvres prêtées. Les juges écartent la possibilité de restituer l’œuvre en nature avec une compensation financière partielle et ordonnent la restitution en argent, sur la base de sa valeur totale.
Lire l’intégralité de l’article du Figaro et de la chronique du droit de l’art des éditions Faton.