La stratégie de dépôt d’une marque pour un hôtel ou un restaurant

Dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, la marque joue un rôle central. Elle permet d’identifier un établissement mais contribue également à la construction de sa réputation. Le nom, le logo ou encore les produits commercialisés participent ainsi à la création d’une véritable enseigne protégée. Le dépôt d’une marque d’hôtel ou de restaurant doit donc être envisagé comme une étape essentielle nécessitant une analyse juridique préalable.

Nom commercial et contrefaçon de marque
© Elena Schweitzer – stock.adobe.com

Choisir une marque distinctive et disponible

Avant tout dépôt, le professionnel de l’hôtellerie et de la restauration doit vérifier que le signe envisagé est à la fois disponible et distinctif. La distinctivité est une condition essentielle de la validité de la marque en ce qu’elle permet au consommateur d’identifier l’origine des produits ou services désignés au dépôt.

Afin d’éviter une action en nullité de la marque, une recherche d’antériorité est indispensable afin de s’assurer qu’aucun signe identique ou similaire n’est déjà enregistré pour des produits ou services eux-mêmes identiques ou similaires. Cette vérification est particulièrement importante dans les secteurs de l’hôtellerie ou de la restauration, où les signes peuvent être proches.

Enfin, le dépôt d’une marque peut s’effectuer directement auprès de l’INPI pour que le signe déposé protège des produits ou services sur le territoire français, ou auprès de l’EUIPO afin d’obtenir une protection plus large au niveau de l’Union européenne.

Le choix stratégique des classes dans le cadre du dépôt d’une marque

Le dépôt d’une marque suppose également de sélectionner les classes de produits et de services concernés, conformément à la classification de Nice. La classe 43 couvre notamment les services de restauration, de bar et d’hébergement temporaire. Toutefois, selon le développement de l’activité, d’autres classes peuvent s’avérer. Ainsi, la commercialisation de produits alimentaires, de boissons ou de vins sous le nom du restaurant peut nécessiter une protection complémentaire dans les classes 29, 30, 32 ou 33. De même, les services de publicité, l’organisation d’événements ou encore les applications mobiles peuvent relever d’autres classes spécifiques.

Une analyse globale des activité actuelles et futures de l’entreprise est donc essentielle afin d’assurer une protection cohérente et efficace par le biais du dépôt d’une marque.

L’exploitation et la défense de la marque

Une fois que la marque est enregistrée, le titulaire va bénéficier d’un monopole d’exploitation pour une durée de dix ans renouvelables. Encore faut-il que le titulaire de la marque exploite effectivement la marque dans la vie des affaires pendant un délai ininterrompu de cinq ans (article L. 714-5 du Code de la propriété intellectuelle). À défaut, le titulaire risque de se voir opposer le défaut d’exploitation de sa marque, sanctionné par la déchéance de ses droits.

Le titulaire de la marque doit également surveiller l’usage de marques proches par des tiers afin d’agir contre tout acte de contrefaçon et les dépôts de signes similaires.

Le dépôt d’une marque dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration doit être réfléchi en amont comme un véritable outil stratégique de protection et de valorisation. Le cabinet d’avocats marques DE BAECQUE BELLEC accompagne ses clients dans l’étude de l’opportunité d’un dépôt d’une marque dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, puis dans toutes les étapes de la vie d’une marque : dépôt, veille et défense des droits.

Stéphane Bellec avocat propriété intellectuelle

Stéphane Bellec, associé 
Avocat Propriété Intellectuelle

Avec Lise TURBOULT, élève avocate

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